Basson intensif

Les jeunes musiciens se consacrent pendant une semaine à l’étude du basson sur les hauteurs de la vallée de Munster. PHOTO DNA - jluc syren

Quinze jeunes musiciens pratiquant le basson sont actuellement en stage à Sondernach. Ils donneront un concert dimanche à 14h.

Une semaine entière consacrée au basson. C’est ce que propose Alain Deleurence, professeur de basson au conservatoire de Colmar, à quinze stagiaires issus des conservatoires de Colmar, Brumath et Strasbourg.

Depuis lundi, ces jeunes musiciens sont isolés sur les hauteurs de la vallée de Munster, dans le centre de loisirs de Landersen à Sondernach. Au programme : cours de basson, de l’éveil corporel puis des répétitions en trio et quatuor.

Une audition viendra clôturer le stage, dimanche à 14 h, avec un répertoire très attrayant : des chansons des Beatles, de la musique populaire alsacienne, des concertos de Vivaldi et quelques pièces de Carl Maria von Weber pour la musique romantique.

L’occasion de découvrir cet instrument encore mal connu bien qu’il soit un pilier des orchestres symphoniques.

Il reste encore quelques places à prendre dans la classe de basson du conservatoire de Colmar, qui fait sa rentrée mi-septembre.

Dimanche 1er septembre à 14 h, centre de vacances Landersen, à Sondernach. Entrée libre.

Conservatoire de Colmar ✆ 03 89 41 67 96.

Le Conservatoire de Colmar a donné Carte blanche à la pianiste Dominique Gerrer pour un concert, lundi 27 mai, au foyer du théâtre municipal à 20 h 30.

Chaque année, le Conservatoire de musique de Colmar encourage ses professeurs à créer des concerts de leur choix.

Cette année, c’est au tour de Dominique Gerrer, professeur de piano depuis un demi-siècle, de donner une représentation intitulée « Esprit des vents, souffle du piano ».

Elle jouera deux quintettes pour piano et vents avec ses amis et collègues du Conservatoire : Daniel Broggia au hautbois, Alain Deleurence au basson, Eric Laplanche au cor et Alain Toiron à la clarinette. « Au départ, nous voulions faire un sextuor de Poulenc, un quatuor avec une flûte traversière afin que Catherine Baert puisse nous rejoindre » explique Dominique Gerrer. « Mais elle était déjà engagée autre part. Nous avons donc décidé de jouer les morceaux choisis en entier. »

Pour cette soirée musicale, deux œuvres magnifiques de Mozart et Beethoven, écrites spécialement pour ce genre de formation. « C’est très rare d’avoir cet ensemble de piano et d’instruments à vent » ajoute la pianiste « On avait déjà donné un concert similaire il y a une vingtaine d’années, tous les cinq. Je me suis dit que ce serait une belle occasion de reproduire cette prestation. »

Après cinq décennies passées au Conservatoire, ce sera la dernière Carte blanche que Dominique Gerrer organisera pour l’établissement de musique de Colmar.

Lundi 27 mai, « Esprit des vents, souffle du piano ». Carte blanche à Dominique Gerrer. À 20 h 30 au foyer du théâtre municipal. Entrée libre. Places limitées (billets numérotés à retirer au Conservatoire).


Photo Olivier Roujon

La 12e édition du concours national de basson qui a eu lieu cette année à Colmar, a permis aux mélomanes réunis samedi aux Catherinettes, de découvrir l’étendue des possibilités musicales de l’instrument un peu méconu.


Le quintet de bassons « Palissandre » a démontré, durant la deuxième partie du concert, que le basson était un instrument très original.  Photo Olivier Roujon

Le concert de gala, organisé samedi soir aux Catherinettes dans le cadre de la 12e édition du concours national de basson, a permis au nombreux public de mieux connaître cet instrument dont la palette est bien plus large qu’on ne l’imagine.

Si le concours national de basson en est déjà à sa douzième édition, il s’agissait d’une première en Alsace. La manifestation, organisée par le conservatoire de Colmar, s’est déroulée de vendredi à dimanche dans la salle des Catherinettes à Colmar.

Le concours en lui-même, qui a attiré plus d’une centaine de jeunes musiciens, a été une réussite pour les Colmariens, tant au niveau de l’organisation qu’à celui des résultats obtenus. « Je suis particulièrement fier, insiste Alain Deleurence, professeur de basson au conservatoire et bassoniste de l’orchestre philarmonique de Strasbourg, plusieurs de mes élèves ont remporté leurs catégories respectives. Je pense en particulier à Laure Thomas (neuf ans) et à Coline Seyer (onze ans) ».

Un concert pour les Colmariens

Dans le cadre du concours, les organisateurs avaient décidé de programmer samedi soir un grand concert de gala, toujours dans la salle des Catherinettes. L’événement a attiré près de 500 personnes. « Ce concert est notre cadeau aux Colmariens », insistait, en cours de concert, Claude Deneuville, qui avait endossé le costume de présentateur avant de se produire lui-même lors de la seconde partie de la manifestation..

La première heure de concert a été très baroque, marquée par l’interprétation d’œuvres de Vivaldi, Bertoli ou encore Couperin. Plusieurs musiciens réputés dont les bassonistes Philippe Piat, professeur au conservatoire de Nantes, ou encore Michel Mugot, soliste de l’orchestre de Monaco. L’ensemble Florescence, venu de Mulhouse, s’est également produit.

La deuxième partie du concert, très originale, avait clairement pour but de démonter toutes les possibilités musicales, mais aussi émotionnelles, qu’offre le basson, un instrument peu commun. Le quintet Palissandre, composé de membres de l’orchestre philarmonique de Strasbourg, est formé par quatre bassons et un contrebasson, accompagnés de divers brillants solistes.

Du baroque à la marche américaine

Le quintet a commencé part une œuvre très baroque, la sonate en la mineur de Jean-Baptiste Loeillet, avant d’interpréter des œuvres de plus en plus modernes, notamment de Guiseppe Verdi ou Vittorio Monti, ou encore quatre caricatures de Peter Jansen, aux accents très originaux, parfois franchement comiques. Quant au rappel, il a démontré que les musiciens souhaitaient terminer leur représentation dans la bonne humeur, en proposant une version pour bassons de The stars and stripes forever , marche patriotique américaine que le flûtiste Ricardo Calveyra a conclue par quelques notes de piccolo. « Je pense que le public est désormais convaincu que le basson est bien plus qu’une simple basse, a conclu Alain Deleurence, quelques minutes après la fin du concert. Cet instrument au timbre boisé dispose d’une palette tellement plus étendue ».

le 04/03/2013 à 05:00 par Olivier Roujon


Isabelle Deleurence, soliste de Czardas de Vittorio Monti. PHOTOs DNA-b.fz.


Deux membres (à droite Alain Deleurence, professeur au CRR et coordinateur du concours) du quintette Palissandre. PHOTO DNA-b.fz.

Une salle des Catherinettes comble a servi d’écrin samedi soir au concert de gala organisé en apothéose du 12e concours national "Jeunes vents-bassons" qui s’est déroulé durant trois jours à Colmar.

Communément considéré par l’auditeur-spectateur comme un instrument « marginal » bien qu’indispensable au sein d’une formation symphonique, relégué en fond de scène, loin derrière les cordes, aux côtés d’autres vents et des cuivres, le basson doit sa petite notoriété à quelques œuvres phares du répertoire moderne. À commencer par le Boléro de Ravel. Ou encore pour avoir prêté sa voix au grand-père dans le prokofievien Pierre et le loup. Durant deux tours d’horloge, c’est lui qui a été en lumière, en soliste de trios et de quatuors mais également en grande délégation avec le quintette mono-instrumental Palissandre.

Au cours d’une première partie consacrée exclusivement à la musique baroque, qui est un peu l’ère de lumière de l’instrument, Philippe Piat a été le fer de lance du trio en la-mineur d’Antonio Vivaldi, particulièrement expressif et joyeux dans son deuxième mouvement.

Le combo a donné un enthousiasmant Czardas

Michel Mugot et son basson baroque au diapason 415 ont magnifié l’étonnamment grave Sonata prima de Giovanni Bertoli avec la complicité stylée de Elodie Peudepièce à la contrebasse baroque et d’Estelle Gerthoffert au clavecin. L’ensemble Florescence (et ses deux bassonistes) a donné la Sultane de François Couperin et une sonate de Jean-Marie Leclair.

En seconde partie de concert, c’est en force que le basson s’est posé puisque quatre bassons et un contrebasson composent l’ensemble Palissandre, né au sein du philharmonique de Strasbourg. Après une « gentillesse » de Loeillet jouée avec accompagnement du clavecin, un arrangement sur deux extraits du Requiem de Giuseppe Verdi et des tyroliennes Caricatures de Peter Jansen, le combo a donné un enthousiasmant Czardas de Vittorio Monti avec la complicité d’Isabelle Deleurence au violon avant une bien pesante transcription de l’habituellement aérien Libertango de Piazzola… Une erreur bien vite rattrapée en bis avec la johannstraussienne Marche de Radetzky à laquelle le public s’est rythmiquement invité.