La classe de basson du conservatoire de Colmar a raflé cinq prix au concours national, à Paris, dont trois premiers prix. Un résultat exceptionnel qui réjouit leur professeur, Alain Deleurence.

De g. à dr.: Louise Muller, Laure Thomas, Mathias Richard, Arsène Brucker et Lisa Lochtenbergh; quelques-uns des talentueux élèves de la classe de basson du conservatoire de Colmar. PHOTO DNA NICOLAS PINOT

A 13 ANS, Laure Thomas vient de remporter le 1er prix du concours national « Jeunes vents bassons » dans la catégorie E, la plus difficile, réservée aux moins de 20 ans. « Elle était la plus jeune de la catégorie », précise Alain Deleurence, professeur de basson au conservatoire de Colmar, très fier de la jeune prodige. Élève en 4ème au collège Victor-Hugo, dans une classe à horaires aménagés, Laure passe beaucoup de temps à jouer de son instrument. « Le basson exige beaucoup de travail», rappelle le professeur.

«la prochaine étape c'est le concours pour le conservatoire de Paris» 

Pas de quoi décourager l'humble adolescente, qui pratique l'instrument depuis qu'elle a 7 ans. « ce que j'aime dans le basson, c'est sa place dans l'orchestre: il est très présent. J'aime aussi la variété du répertoire, qui couvre toutes les époques», indique Laure, qui fait aussi du théâtre et de l'escalade.

« La prochaine étape, c'est le concours pour le conservatoire de Paris, qu'elle va tenter pour son entrée au lycée, l'année prochaine», espère Alain Deleurence. Il place de grands espoirs en celle qui veut faire de la musique son métier.

Laure n'est pas la seule à avoir brillé au concours national, qui s'est tenu du 17 au 19 février à Paris. «On a obtenu trois premiers prix, un deuxième et un quatrième prix», résume le professeur.

Sur les 16 élèves de sa classe, huit ont concouru, certains dans deux catégories. C'est le cas d'Arsène Brucker-Ast qui, du haut de ses 10 ans (dont 4 à jouer du basson), a remporté le premier prix de la catégorie B. Ce jeune maîtrisien partage son temps libre entre le hockey sur glace, les percussions, le piano et le basson. Il succède à un autre Colmarien, Mathias Richard, 11 ans, sorti premier de la catégorie B l'an dernier et 4ème dans la C cette année.

«On n'est jamais rentré bredouille du concours. Mais cette année, on fait fort»

Dans la catégorie A (moins de 10 ans), c'est également une Colmarienne qui remporte la première place, la jeune Flora Bovar. Enfin Lisa Lochtenbergh, 14 ans, se place 2ème dans la catégorie D (mois de 17 ans).

Ainsi, la classe de basson de Colmar truste les premières places de trois catégories sur cinq. De quoi confirmer sa réputation de meilleure classe du quart Est de la France. 

«On n'est jamais rentré bredouille du concours. Mais cette année, on fait fort», reconnaît Alain Deleurence, qui explique cette belle performance par un stage intensif qu'il a animé juste avant le concours. Il salue aussi la forte implication des parents qui ne ménagent pas leurs efforts. A noter que ce concours, qui se tient dans une ville différente chaque année, était à Colmar en 2013. 

V.F

 

Dix jeunes bassonistes, 40 petits chanteurs et le basson solo Gilbert Audin. Telle est l’affiche de deux concerts proposés par le conservatoire de Colmar, les 14 et 15 mars, au foyer du théâtre.

Alain Deleurence est le professeur de basson du conservatoire de Colmar. Photo DNA-Nicolas Pinot

 

Depuis un concert donné l’an dernier avec une classe de l’école d’Ostheim, Alain Deleurence, professeur de basson au conservatoire de Colmar, en rêve. Marier, le temps d’un concert, les voix cristallines et haut perchées des enfants avec le registre de basse du basson.

Pour concrétiser son projet, il s’est rapproché de Christophe Lepelletier, le professeur en charge de la pré-maîtrise de garçons, qui a accepté de s’associer.

Le professeur de basson s’est alors lancé dans l’arrangement de plusieurs pièces. Il a aussi fait appel à son ami Gilbert Audin, basson solo de l’Opéra de Paris et professeur au conservatoire de Paris, et à quelques collègues de l’orchestre philharmonique de Strasbourg.

Un programme accessible

Après cinq mois de répétitions hebdomadaires, l’ensemble de bassons et les 40 garçons de la pré-maîtrise sont prêts pour présenter deux concerts, avec une dominante basson et voix, les 14 et 15 mars.

Les élèves interpréteront ensemble quelques célèbres pièces comme l’ Hymne à la nuit de Rameau, la Lune est morte ou encore le Lion est mort.

Alain Deleurence interprétera avec Gilbert Audin le Concerto pour deux bassons de Vanhal accompagnés au piano par Isabelle Ast. Pour le finale, l’ensemble de basson interprétera Vier Karikaturen de Jansen.

«Le programme se veut accessible», insiste Alain Deleurence.

Gilbert Audin animera des masterclasses les mardi 15 et mercredi 16 mars au conservatoire.

Concerts lundi 14 mars à 18 h 30 et mardi 15 mars à 20 h au foyer du théâtre de Colmar. Entrée libre, billets à retirer au conservatoire.

Que fait un jeune bassoniste à la fin de ses vacances ? Il prépare sa rentrée, comme tout le monde ! Et en pleine nature. C’est ce qui a été fait au centre de vacances « Landersen » de Sondernach durant une semaine.

 

Pour clôturer le stage de basson, les jeunes ont donné un concert de cet instrument. PHOTO DNA-Julien kauffmann

Une semaine de « prérentrée » (selon un parent d’élève) qui s’est terminée dimanche dans l’après-midi par une sympathique audition sous le regard bienveillant et avisé du prof de basson du conservatoire de Colmar, M. Deuleurence.

Audition où se sont même retrouvés quelques petits à la flûte à bec, voire au piano. Vous avez dit basson ? Voilà un instrument peu couru des jeunes et, pourtant, ils étaient environ une dizaine ce jour-là à présenter des pièces avec leur instrument de prédilection. Un grand bravo à eux.

Technique, vélocité, pose du son

Le basson, pour la petite histoire, est la basse du hautbois et du cor anglais (qui n’a rien d’anglais et qui n’est pas un cor). Un instrument grandement utilisé par Bach, Haendel, Telemann, Vivaldi, mais aussi Mozart, Weber, Prokofiev, Russel, Bitsch etc.

Comme tous les instruments - quasi -, le basson a connu une évolution à travers les âges et ce sont les Allemands Almenräder (1786-1843) et Heckel (1812-1877) ainsi que les fils de ce dernier qui lui ont donné son mécanisme moderne (et sa sonorité).

Puis, d’autres encore ont travaillé à son amélioration, notamment des facteurs français, voire le sémillant Adolphe Sax ! C’est finalement Eugène Jancourt (1815-1901) qui a construit le premier vrai basson français.

Cet après-midi-là, devant leurs parents, les jeunes musiciens, avec fierté, ont fait preuve de leur savoir-faire, de ce qu’ils ont su acquérir au courant de ces journées dans un endroit idyllique, si propice à l’étude, fut-elle musicale.

Sans aucun doute, des acquis en terme de technique, de vélocité, de pose du son. De virtuosité peut-être ?

De toute façon, une meilleure compréhension, une connaissance plus approfondie de leur instrument, de la façon de s’exprimer, se tenir, de faire de plus en plus corps avec lui, condition sine qua non pour tout musicien en devenir ou confirmé.

Foi de musicien, belle manière de se faire plaisir tout en faisant plaisir aux autres. En musique.

Le lycée Camille-Sée a ouvert, vendredi à 13h, son auditorium aux jeunes bassonistes de la classe de Alain Deleurence, professeur au conservatoire à rayonnement départemental de Colmar.

Les jeunes bassonistes du conservatoire en audition devant les élèves de Camille-Sée. PHOTO DNA

Le professeur a parlé avec passion de l’instrument et de son vaste répertoire. Il n’a pas manqué de souligner la difficulté de jouer devant un public. Ce moment musical a été l’occasion pour les élèves de 2n des Arts du son du lycée de se familiariser avec la sonorité si caractéristique de cet instrument et pour les bassonistes de roder le programme de leur prochain concours.

Cette rencontre chaleureuse a marqué le renouveau d’une collaboration entre le lycée et le conservatoire. L’intégration d’élèves, issus de l’école de musique dans les classes d’option musique du lycée, devrait être facilitée par l’aménagement d’horaires proposés à la prochaine rentrée pour les élèves inscrits en 2n des Arts du son, en 1re et Terminale L musique (option de spécialité 5h/semaine, coefficient 6 au baccalauréat).

Prochain rendez-vous facile à retenir, le 14 février de 9h à 11h30 aux portes ouvertes du lycée Camille-Sée avec présentation des deux options musique et l’après-midi à 15h30, l’audition de basson au conservatoire. Parmi les élèves qui ont fait la démonstration de leur talent, Mathias 9 ans en 3e année au conservatoire : «Je pense que ma vocation est née par le fait que ma maman jouait de la flûte à bec, j’aime le basson pour sa taille et son beau son grave». Laure 11 ans en 5e année : «Ma maman jouait de l’orgue et moi j’étais plutôt attirée par le violon, c’est à l’occasion d’une porte ouverte à l’école de musique, que l’on m’a dit que j’avais du souffle, ayant eu l’opportunité d’essayer différents instruments, j’ai été particulièrement séduite par le basson».